2010
Jeanne qui pleure et Jean qui rit

Opérette en un acte de Jacques OFFENBACH
sur un livret de Charles NUITTER and Etienne TREFEU


Mise en scène : Frantz MOREL A L'HUISSIER
Scénographie : Claudia-Sylvia TOUBART
Lumières : Véronique GUIDEVAUX



Note d'intention du metteur en scène :

Jeanne est une belle et malicieuse meunière qui aime le fougueux Savinien. Mais depuis longtemps, Jeanne est menacée de devoir épouser celui qui viendra acheter au prix fort le moulin dont elle a hérité, selon une disposition du testament laissé par feu son cher parrain ! Et elle en a repoussé des prétendants ! Après tant d’années d’efforts pour réunir la somme nécessaire au rachat, Savinien se laissera-t-il doubler par le vieux barbon Cabochon ? Celui-ci est bien décidé à faire une double affaire : s’emparer du moulin à bas prix et se débarrasser de son fils Nicolas, forcé d’épouser la meunière. Mais c’est sans compter sur l’imagination diabolique de Jeanne qui, aidée par son amant, va mettre en œuvre maints stratagèmes pour déjouer les « envahisseurs » et les mettre hors d’état de nuire. Après l’avoir transformé en ruine, le moulin sera le théâtre de toutes leurs fantasques inventions. Jeanne arrivera-t-elle à faire décamper les Cabochon et à épouser son Savinien chéri ?

A la lecture de la pièce, on sent bien qu' Offenbach a souhaité écrire un pur divertissement, où tout dans l'histoire n'est que prétexte à des numéros musicaux burlesques. Vous découvrirez cette petite œuvre drolatique, rarement montée, dont l’histoire est fortement influencée par le théâtre de foires. Offenbach et ses librettistes font clairement référence à Molière (Les fourberies de Scapin) ou encore ont recours au travestissement très en vogue dans le théâtre de Shakespeare. Enfin, le théâtre italien n'est pas loin avec les archétypes de personnages : le vieux grognon prêt à tout pour bien placer son argent (Cabochon/Pantalone) aux prises avec une prima donna agile et rusée comme un Arlequin. La musique y est gaie (comme souvent chez Offenbach) et la mise en scène mettra l’accent sur la loufoquerie des situations et les types très «commedia dell’arte» des personnages. Romance, tragédie, bourrée endiablée, chanson à boire et même strip-tease sont au menu de cette joyeuse opérette paysanne.

J’ai souhaité une représentation haute en couleur où prédominera le jeu fantasque des interprètes.
Un cocktail explosif et un bon moment en perspective !

Frantz Morel‐à‐l’Huissier

Extrait d'un article paru sur INF'OPERETTE (interview de Didier LOZE, président du Groupe Lyrique par Jef)

Parlez nous de cette "Jeanne qui pleure et Jean qui rit ", une rareté.
Oui nous l’avons sorti des oubliettes…Quelques ouvrages en 1 acte d’Offenbach ont traversé le temps comme les Dames de la Halle ou Pomme d’Api par exemple. Mais d’autres n’ont pas eu le même traitement, alors que la musique est superbe. Ces ouvrages en un acte sont pourtant de véritable petits trésors, riches musicalement pour certains d’entre eux, et surprenant théâtralement grâce à une mise en scène renouvelée. L’avantage c’est que tout le public, y compris les enfants, peuvent suivre l’histoire et se laisser porter par la musique pleine d’émotions d’Offenbach.


Frantz MOREL A L'HUISSIER
Metteur en scène 

Il débute à dix ans aux côté d'Annie Cordy dans la comédie musicale Envoyez la Musique ! au Théâtre de la Porte Saint Martin. Il tourne ensuite des contes pour enfants à la télévision. En 1994, à "l'Ecole du Passage", dirigée par Niels Arestrup, il est formé notamment par Diana Ringel et François Clavier. Il rencontre le metteur en scène Ned Grujic en 1996 avec lequel il travaille dans sa compagnie, Les Tréteaux de la Pleine Lune. Il joue dans plusieurs de ses mises en scène : Rhinocéros, Sherlock Holmes et le chein des askerville, Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro, Sa Majesté des Mouches, Le Chat Botté, Roméo et Juliette. Il s'occupe également du développement de la compagnie. Il joue dans la comédie musicale Frankenstein Junior en 2012 au Théâtre Déjazet.
Il réalise un court-métrage en 1996 et deux stages d'écriture de scénarii à l'INA et aux ateliers européens de cinéma de Marseille. En 2003 il coadapte le roman Les Mystères de Paris pour une comédie musicale produite par l'association humanitaire "Les Enfants d'Arlequin". Il est formé en chant par Jessica Saraf depuis 2003 et pratique les claquettes et la danse
au gré des projets. En 2008 il crée son propre spectacle musical Mr aiMe les maudits sur un répertoire de chansons fantastiques. Au gré des années, il a complété sa formation avec Mario Gonzales pour le masque, Nora Habib pour le jeu à la caméra, BT Mc Nicholl (Cabaret, Billy Eliott) ou encore Caroline O'Connor (Moulin Rouge, Sweeney Todd au Châtelet en 2011) pour l'interprétation.
Parallèlement à ses activités de comédien, il dirige plusieurs ateliers et stages de théâtre et de comédie musicale (Centre Montgallet, Studio International - Vanina Mareschal, Le Groupe Lyrique). Il a mis en scène les spectacles : Grand Peur et Misère du Troisième Reich, Le Dindon, Le Conte d'Hiver, Talking Heads, Les Femmes Savantes, l'opérette d'Offenbach Jeanne qui pleure et Jean qui rit. En 2013 il retrouve Diana Ringel pour le spectacle de Tantztheater (danse Théâtre) Juste un instant, travail inspiré de l’œuvre de Pina Bausch, joue le monologue de Elie-Georges Berreby L'Homme en morceaux mis en scène par Geneviève Rosenthal et Diana Ringel et signe la mise en scène du spectacle musical Betty Boop contre Spider Girl de Rosemary Teixera.


 







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